Photo Maurice Apelbaum

1948 Ma douce mère m'offre un merveilleux cadeau : la vie.

1966 (étude d'électronique de 1963 à 1970) Je découvre une succursale du paradis, le très célèbre Hootnanny animé par Lionel Rocheman. Tous les mardis, chacun peut venir avec sa guitare, son banjo, sa voix etc... et s'exprimer devant un public (sévère mais juste) d'environ 300 spectateurs, tous plus ou moins " artistes en herbe ". La première fois que j'ose chanter, j'entends après ma chanson un bruit étrange que je ne connaissais pas encore, un bruit qui assouvit la soif d'amour de la scène à perpétuité, les applaudissements. Je jure alors, dans ma barbe naissante, de passer ma vie à tout faire pour qu'ils ne s'éteignent jamais tant ils sont mon oxygène. Je m'envole souvent vers Bobino écouter le maître de mes maîtres, Georges Brassens.

1970 (passionné de lutherie et travail du bois) J'ouvre un atelier de lutherie, j'y fabrique dulcimers, harpes celtiques (sous les très précieux conseils de Monsieur Jorg Cochevelou, le papa d'Alan Stivell), psaltérions, répare amplis de guitare et sonos (grace à mes quelques capacités en électronique). Certains soirs, à l'occasion, je chante dans des M.J.C., foyers de jeunes et divers endroits plus ou moins culturels qui veulent bien m'accueillir.

1972 Un producteur (un vrai) passant par là, tombe en amour devant mes modestes créations. Cette rencontre avec Nicolas Péridès, des Productions Péridès me permets d 'enregistrer un premier 45 T " Damdidalididam " (une version des célèbres Prisons de Nantes). Pour cette chanson, je m'accompagne au " dulcimer ". Ça marche très fort. Dans ma tête ça se bouscule, je ne joue pas que du dulcimer, j'écris aussi des chansons, je me considère plutôt comme un " Breton qui chante ". Devant le succès de Damdidalididam et intéressé par mes nouvelles chansons, Nicolas Péridès me propose la réalisation d'un 33 T de mes propres compositions. Bonjour l'angoisse...

1973 (habitant à Paris, la Bretagne me manque terriblement) Sortie de ce premier 33 T intitulé " N'oubliez-pas l'Armor ". Les membres de ma famille bretonne éparpillés aux U.S.A. m'inspirent cette chanson. Sur les quais de la Seine, nostalgique, j'écris " Kerouze ". L'Olympia m'accueille deux fois et aime bien mes chansons... A Bobino, je pose plusieurs fois mes pieds à l'endroit même où mon très cher Georges Brassens tapotait du pied sur " Je me suis fait tout p'tit ". Mais je rêve !

1974 Je m'offre le plaisir d'un disque instrumental (dulcimer, psaltérion, dulspinet...) et l'on me décerne le Grand Prix de l'Académie Charles Cros.

1975 F.R.3 me propose de composer la musique du feuilleton télévisé " Viviane ". (Le cinéma, quel monde merveilleux !). La Compagnie Théatrale " L'éolienne " et Jean Markale me commandent la musique de leur nouvelle création " Myth-Mac ou Blodeuwez La Fille Fleur ". Le théâtre quel monde merveilleux !

1976 Album Chansons n°2. Pour retrouver chaque soir de concert les parfums de mes bois, le toucher de mes outils et l'ambiance de mon atelier que j'ai dû abandonner faute de temps, j'écris " Les Amours d'Artisan ".

Sur les quais de la Seine, pas loin des 2 quais du Vert Galant en 1962

Je suis le 3em assis.

Mon tout premier passage sur scène au Centre Américain à Paris en 1967.

Photo M. Dufour

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