Nouveau CD : Arbres

  Le petit mur qui entoure ma planète n'est pas une frontière, il n'est là que pour empécher le bonheur de sortir et d'aller se faire dévorer par les loups de la montagne de truanderie.

 

 Pour écouter quelques extraits 

http://culture.celtie.free.fr/claudebesson.htm

Peinture :

C’est une magnifique peinture gentiment prêtée par mon ami Marc CHAUBARON qui colle tellement bien avec le contenu de mon CD, merci Marc, pour ce trésor de planète qui me rappelle celle d’un petit garçon très connu.

Galerie de Marc Chaubaron : « Mille aujourd’hui » 4 rue St René St Goustan 56400 AURAY

                                                   Tel : 02 97 24 12 11(pages 1-2-4-5-6-16-CD-jaquette)

Merci à Nicolas Hulot d’avoir accepté avec sa générosité habituelle, d’être le héros de ma chanson.

Photos :

Recto livret : Laurent LE FUR

Page 2 : les enfants de la classe de Stéphane Moysan CE2/CM1 Ecole Marie Curie 29 Douarnenez

               Et mon jeune « marronnier séculaire » offert par Marine

    

François Solesmes : Une sublime phrase glanée dans son merveilleux poème que je vous conseille vivement « éloge de l’arbre » Editions encre marine

Jean-Pierre : Je parle de Jean-Pierre et Josiane COEFFARD

Page 14 : la guitare de Jean-Pierre

Page 16 et jaquette: photo Françoise BESSON-BIHANNIC

Arbres : (Arbres, mes vieux copains) Un des très beaux poèmes du recueil « Tumultes » de Patrick CAREL que m’a fait connaître mon copain chanteur, Dominique BABILOTTE..

Avec l’aimable autorisation de ses enfants, Mélanie et Antoine CAREL.

 

Larmes : Je suis très fier de vous dire que c’est mon grand pote Christian PARIS (dit Cricri) qui m’a trouvé le mot « Larmes » dans ma chanson « Arbres » je bloquais à cet endroit et lui, tout simplement me dit- Ben quoi ! « Larmes » de caoutchouc ! ouah!!! super!!! merci Cricri…bisous.

 

Sur le plan technique : Grand merci à : Claude Bernard LORENT et Aurélien BESSON pour leur aide précieuse et indispensable en conseils et matériel studio.

 

Ce disque est dédié à mes enfants que j’aime plus que tout mais aussi à Jean-Pierre et Josiane et à ma « Baladine » Françoise qui a planté 360 arbres autour de notre maison.

Lettre à Jean-Pierre,

 

Mon cher Jean-Pierre, tu es parti un certain soir retrouver tes idoles dont le grand, le très grand Georges en oubliant ta guitare restée près de ton épouse Josiane.

Ce fut, bien sûr, pour ceux qui t’entouraient un grand moment de tristesse,

mais tous savaient que tu ne serais pas seul « là-bas » adopté par la grande chorale de ceux que tu admirais tant.

Dans toute la solitude silencieuse d’une guitare qui ne laisse plus échapper ses jolis sons, Josiane a décidé de m’en faire cadeau, je ne voulais pas j’hésitais, gêné quand même de m’approprier ton instrument mais Aurélien m’a dit – mais si, papa, adopte-là et fais la chanter, avec toi, elle ne s’ennuiera pas, j’ai donc accepté… ta « Takamine EN10» est devenue

en un instant magique, la petite sœur de ma « Martin D28 ».

Toutes deux font très bon ménage, je t’assure qu’elles s’aiment

beaucoup, comme deux jumelles.

J’ai promis à Josiane d’accompagner toutes mes nouvelles

chansons avec ta guitare.

La voici donc bien présente dans mon « Arbres ».

Ce qui est formidable dans nos « métiers » de musique

c’est la puissance de la communication, de la communion…

à chaque note que je jouais sur ta guitare,

je pensais à toi…

                                                                           Claude

Arbres

J’avais toujours dit,

L’automne de ma vie

Fanera près de vous.

Comme les fleurs et les fruits,

Je rêvais moi aussi

Du même rendez-vous.

Compagnons, compañeros !

C’était là, un vieux rêve de gosse

De grimper jusqu’en haut de vous,

De voir le monde de chez vous.

 

Ô ! Arbres ! Je vous aime !

Arbres ! Je vous aime !

Que vos fruits soient des pommes d’amour

Ou des larmes de caoutchouc.

Ô ! Arbres ! Je vous aime !

Arbres ! Je vous sèm-

-erai toujours autour de nous,

Parmi nos roses et nos choux.

 

Ils sont beaux les enfants,

Cancres ou redoublants,

Qui connaissent par cœur

Les odeurs du printemps,

Quand la neige en partant,

Coule sur vous et pleure.

Compagnons, compañeros !

, ils sont merveilleux nos gosses

Quand ils grimpent jusqu’en haut de vous,

Qu’ils voient le monde de chez vous.

 

Ô ! Arbres ! Ils vous aiment !

Arbres ! Ils vous aiment !

Que vos fruits soient des pommes d’amour

Ou des larmes de caoutchouc.

Ô ! Arbres ! Ils vous aiment !

Arbres ! Ils vous sèm-

-eront toujours autour de nous,

Parmi nos roses et nos choux.

Ha ! Qu’elle est belle la vie

Que vous nous faites,

Les jaloux nous envient

Notre planète.

Leurs vilains coups de scie,

Leurs coups de hache,

Massacrent sans merci

Votre panache.

 

Quand vos feuilles sont mortes,

On fait de vous des portes,

Des violons, des sculptures

Et ça nous réconforte,

On reste en quelque sorte

Près de vos sépultures.

Compagnons, compañeros !

Entre nous, jamais de divorce.

Voyez ma guitare d’acajou,

Je pense à vous dès que j’en joue.

 

Ô ! Arbres ! Je vous aime !

Arbres ! Je vous aime !

Que vos fruits soient des pommes d’amour

Ou des larmes de caoutchouc,

J’dormirai sous des tonnes d’amour,

Quand j’épous’rai l’un de vous.

Ô ! Arbres ! Je vous aime,

Arbres ! Je vous sèm-

-erai toujours autour de nous

Parmi nos roses et nos choux.

Le dernier « BESSON » est paru !…article de culture et celtie
« Arbres » vous enchantera par ses textes... et ses mélodies !

« Un peu de poésie et de tendresse dans un monde de brutes…
... un arbre à chansons qui puise sa sève au cœur de la Bretagne »
Voilà ce qu’écrit, entre autres, Virginie Huon de Ouest-France, pour présenter, le fort talentueux auteur, compositeur, interprète, Claude BESSON…
Pour « Culture et Celtie », qui le suit et l’aime depuis toujours, Claude est le « Brassens de l’ouest », tant son écriture pertinente est inspirée et ciselée…
Artisan de la chanson depuis plus de 30 ans, ne vous y trompez pas, Claude BESSON n’est aucunement passéiste, mais un « sage », profondément clairvoyant, sachant faire la part entre les pratiques du présent et les us des années passées…

Amitié, amour, racines, respect, opiniâtres espérances, voici quelques mots qui pourraient, que très partiellement certes, tant l’homme est « riche », définir cet être, profondément, humaniste !...

Voici son dernier opus « Arbres »…
« C’était là, un vieux rêve de gosse de grimper jusqu’en haut de vous, de voir le monde de chez vous »
Et de ses arbres, le monde il le voit… il le voit, même très bien :
« Au s’cours Docteur Hulot ! y a plus d’eau, y’a plus d’eau »…
« Aux restos du cœur, il y a la queue, au George V, aussi »
« Triés, classés, rangés, répertoriés, triés classés, oblitérés, maternés dans le cocon des beaufs, il n’en sortent jamais sains et saufs, on leur fait plier les genoux, on s’occupe de tout… »
Comme ces textes le démontrent, Claude BESSON, enraciné, reste très actuel. Ce monde injuste et malade le préoccupe, comme il nous préoccupe... alors, il le dit, il le chante, il le clame, mais sans agressivité, car poète, « jusqu'au bout du médiator», sa colère est belle et noble tant les mots sont choisis et « doucement, violents ».

Quant aux mélodies, elles sont superbes, autant multicolores que distillées avec la vélocité d'un artisan du bois et des cordes qui sait ce qu'est de faire naître un instrument de ses mains, avant de pouvoir en caresser, amoureusement, ses notes et d'en égrainer ses intimes accords...

 

Gérard SIMON

Dessin de Pierre DENIS

 

 

liberté, mon Cul…

J’ai parcouru le monde entier,

J’avais la soif de vivre.

Découvert des Trésors cachés

Dans les Esprits les Livres.

A la magie des plus beaux Métiers,

J’étais toujours Sensible.

En Chantant dans mon Atelier,

Tranquillement Paisible.

 

Mais depuis, j’ai bien déchanté,

La Liberté de Créer fait pitié.

Les Dali Taguent les murs, les trottoirs,

Les Mozart font la manche rue Mouffetard.

Hommes Libres de tous les Pays,

Où est la vraie magie de la Vie?

Celle qui Donne à toute l’Humanité,

Une Légitime Sérénité.

 

Refrain liberté, mon Cul,

                       égalité, mon Cul,

                             fraternité, laissez moi Rêver. (bis)

 

Aux « Restos du Cœur », il y’a la queue,

Au « Georges V » aussi.

Mais chez Coluche, on y va parce que

Le Sourire est Gratuit.

Ils arrivent du fin fond des Banlieues,

Pour Savourer du riz.

Aux infos, les riches n’en croient pas leurs Yeux,

Voir Tous ces Gens Unis ?!.

 

Mais la Vie, c’est un coup de dé,

L’Egalité de Manger fait pitié.

Où sont les canards de Barbarie,

Les poules au pot du bon roi Henri.

Hommes Egaux de tous les Pays,

Où est la Vraie Saveur de la Vie ?

Celle qui Donne à toute l’Humanité,

Une Légitime Sérénité

refrain

A Vingt Ans, on porte très haut son Cœur,

Pas de mépris, aucun.

Nos « Arcs en ciel » Copains Migrateurs,

Chez Nous, sont Tous Quelqu’un.

Dans les lits des Cités qui font peur,

Chacune a son Chacun.

Quelles que soient les Couleurs du Bonheur,

Les Amours ne font qu’Un.

 

Mais souvent, Aimer fait pleurer,

La Fraternelle Amitié fait pitié.

Princes, ! Entendez les bottes de vos hordes,

Semer les troubles et les discordes.

Hommes Frères de tous les Pays,

Ou est la Vraie Couleur de la Vie?

Celle qui Donne à toute l’Humanité,

Une Légitime Sérénité.

 

refrain

 

Pendant que le Peuple fait des Chansons,

Vêtu en « Baba-cool »,

Les petits chefs mènent bien la maison

Au gré de leurs magouilles.

Caparaçonnés dans nos Illusions,

On croit convaincre les Foules.

Mais les états ont des tas de raisons

Et nos Espoirs se rouillent.

 

liberté,

égalité,

fraternité….

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